Johnny Wilst – Photographe passionné
À 14 ans, mon père m’a offert un appareil photo Polaroid accompagné d’un carton de pellicules. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais arrêté de photographier.
La photo est devenue bien plus qu’un passe-temps : c’est une véritable passion, un langage, un moyen d’exprimer ce que les mots ne peuvent pas toujours dire.
J’ai grandi avec les appareils argentiques et le développement chimique. Étudiant, je passais des heures dans les bibliothèques, notamment à Beaubourg, où je dévorais des ouvrages consacrés aux plus grands photographes. Leurs images m’inspiraient et me faisaient rêver. Très vite, j’ai compris que la photographie pouvait transformer mon regard sur le monde et éveiller des émotions fortes chez ceux qui la découvrent.
Au fil du temps...
Mes portraits de rue, mes clichés de défilés de mode ou de concerts ont suscité de plus en plus d’intérêt. Je développais et tirais moi-même mes photos, ce qui m’a permis de commencer à les vendre à mes camarades et même à quelques professeurs. Certaines de mes images de manifestations ont rencontré un certain succès et m’ont ouvert les portes d’un hebdomadaire local, Dom Hebdo, où j’ai exercé le métier de photojournaliste. Ce fut une aventure passionnante qui m’a mené jusqu’aux coulisses de l’Assemblée Nationale ou encore aux côtés de Madame de Fontenay et ses Miss.
Mais cet engagement journalistique n’était pas vraiment compatible avec la poursuite de mes études. J’ai alors mis fin à cette parenthèse sans jamais cesser de photographier. Je me suis plutôt tourné vers des shootings de mode ou de charme, souvent réalisés avec des amies rencontrées entre la Sorbonne et Tolbiac….
La fin de mes études.
J’ai entamé une carrière professionnelle tout aussi riche, en tant que salarié puis entrepreneur. Mais la photographie est restée omniprésente dans ma vie. J’ai continué à perfectionner mes techniques, à affiner mon regard, et à explorer toutes sortes de pratiques. Aujourd’hui encore, ce sont les portraits en situation – qu’ils soient pris dans la rue, lors d’événements ou durant des mariages – qui me procurent le plus de satisfaction. J’aime ces moments d’échange, ces instants suspendus où l’on capte ce que l’autre ressent sans qu’il ait besoin de parler. Mon empathie naturelle me permet d’établir ce lien unique avec les personnes que je photographie, de saisir leurs émotions et de les sublimer en images.